COVID19, COrona VIrus Desease 2019. Il s’est propagé et nous nous sommes retrouvés confinés. Enfermés chez nous, privés de notre liberté et de nos repères habituels. Métro Boulot Dodo, cette rengaine habituelle a fait place au Home sweet home ou plutôt Rester Chez Soi.
Le télétravail devient la norme pour beaucoup d’entre nous et pour les plus chanceux. Mais pour beaucoup d’autres, c’est le chômage partiel ou pire encore : la perte d’emploi !
Et si c’était le moment de revoir nos méthodes, nos modes de travail ?
Et si c’était le moment pour nos dirigeants d’être responsables ?
Certains métiers considérés comme secondaires se retrouvent à juste titre mis sur le devant de la scène.
Et si c’était le moment d’avoir plus de considération envers eux ?
Et si c’était le moment de redécouvrir ce métier merveilleux, de favoriser les circuits courts afin de valoriser ceux qui nous nourrissent ?
Et si c’était le moment de favoriser les drive à la ferme comme essaient de faire certains en se regroupant pour proposer aux particuliers des aliments frais de qualité ?
Et si c’était le moment de reconnaitre que, sans eux, tout serait à l’arrêt ; ils sont comme le sang dans nos veines et irriguent tout le territoire des biens indispensables au quotidien ?
Et si c’était le moment d’avoir du respect et de la reconnaissance envers eux ?
Et si c’était le moment de changer notre vision et nos comportements vis-à-vis d’eux ?
Les pompiers, nos CHERS pompiers qui comme toujours sont au service de nous tous. Comme pour le sauvetage de Notre-Dame de Paris, ils sont là, présents, fidèles, ce sont nos anges gardiens qui sauvent encore et toujours nos vies.
Et si c’était le moment de reconnaitre leur véritable valeur, bien souvent des héros dans l’ombre ?
Les ambulanciers, médecins de ville, pharmaciens, infirmiers et infirmières libérales, aides soignant à domicile qui sont tous les jours en première ligne pour nous porter secours, pour nous venir en aide et nous diriger vers les hôpitaux lorsque notre santé décline.
Et si c’était le moment de les bénir et leur rendre grâce car ils sont les sentinelles de notre santé ?
Et si c’était le moment de leur donner une reconnaissance bien méritée ?
Et si c’était le moment de revaloriser ces métiers, d’arrêter de détruire le potentiel des hôpitaux, de leur donner les moyens de NOUS soigner ?
Et si c’était le moment de sanctuariser ces métiers si indispensables à nos vies ?
Et si c’était le moment de resserrer nos liens familiaux, de garder ce lien si précieux, de ne pas le considérer comme acquis, afin de le fortifier sans cesse au-delà de cette période particulière ?
Et si c’était le moment de revoir, de repenser des lieux de vie différents pour nos ainés ?
Chaque soir comme un rituel, tant et tant de personnes applaudissent à leur fenêtre pour remercier les personnels soignants. D’autres initiatives animent certains quartiers ou immeubles et de leur balcon inondant de musique le voisinage. On redécouvre nos voisins, une vie de quartier bien particulière, cloitrés dans nos appartements.
Et si c’était le moment de se parler, de s’humaniser, de s’entraider, d’être solidaires ?
Et si c’était le moment de revenir un peu à la façon dont nos grands-parents vivaient en partageant des lieux, des espaces communs, des outillages dans les campagnes, et de s’entraider les uns les autres ?
L’air des grandes villes devient plus pur, moins de voitures, moins de trafic, pratiquement plus d’avions. Nombre d’animaux s’enhardissent et viennent, comme dans un zoo où les humains seraient en cage, nous narguer en venant tout près de nos habitations : Des canards Colvert se dandinant sur les trottoirs de Paris, des sangliers en centre-ville dans certaines régions, des biches et cerfs venant brouter la pelouse devant les habitations. Ou tout simplement la redécouverte du chant des oiseaux tous les jours de ce printemps particulier, sans le bruit incessant du trafic de la ville.
L’eau de Venise redevenue transparente, des baleines venant tout près des côtes de Marseille, des dauphins nageant près des plages, la nature reprend rapidement ses droits.
Et si nous faisions plus de place à la nature dans notre vie quotidienne, dans nos quartiers, dans nos villes et nos campagnes ?
Et si c’était le moment de penser autrement, d’innover dans le bon sens ?
Et si c’était le moment de plus de solidarité, de fraternité ?
Et si c’était le moment de CHANGER ?
Ne faisons pas comme après la grippe espagnole, le SRAS ou Ebola, sachons tirer des leçons de tout cela. Sachons apprécier ce que la vie nous donne.
Et si c’était le moment tout simplement de VIVRE AUTREMENT ?

