
Luca Giannola, habile sculpteur de mode et expert en moulage, associe un travail artisanal soigné à la créativité et à l’esprit de la haute couture. Cette technique artisanale implique la création directe de vêtements sur le mannequin ou sur le corps.
Son histoire trouve son origine dans les expériences fascinantes qu’il a vécues dans les ateliers de ses tantes à Benevento, avant de culminer sur les célèbres podiums des semaines de la mode internationales.
Immergé dans ses racines familiales et son style distinctif, le parcours de Luca est un parcours personnel enraciné dans ses origines familiales, en particulier les précieuses leçons apprises auprès de ses tantes et de sa mère couturières. En grandissant dans ce monde fascinant, la mode est devenue une partie intégrante de son ADN, influençant même son choix d’aller à l’école d’art, où il a étudié la sculpture en profondeur.
Après avoir étudié le stylisme à Milan et acquis de l’expérience en tant qu’assistant styliste et coordinateur de centres de création de mode, Luca a ressenti une affinité croissante avec le milieu de la mode. C’est à Bologne que son identité de « designer » a trouvé son expression authentique et sa forme définitive. En collaborant avec un couturier réputé pour ses robes de mariée et en créant ses premières œuvres de « moulage », Luca a redonné vie à son esprit d’étudiant-sculpteur. Cette technique représente un réveil artistique et un retour aux sources créatives. Grâce à son extraordinaire maîtrise, Luca a ouvert de nouvelles perspectives dans le domaine de la mode, transformant le vêtement en une véritable forme d’art. Sa fusion unique de tissus, de formes et de couleurs crée une symphonie visuelle sans précédent.
Son style novateur et distinctif a suscité l’intérêt des fashionistas, des stylistes et des critiques, ce qui lui a permis de s’imposer dans l’industrie de la mode.
Aujourd’hui, Luca Giannola se définit comme un « sculpteur de vêtements ». Sa vision unique et la clarté de son identité créative ont fait de lui une figure respectée des semaines de la mode, où il organise avec passion ses défilés à Milan et à Paris.
Le thème du « genre fluide« se retrouve dans ses créations, soulignant son désir d’explorer de nouvelles perspectives et de nouveaux défis dans la mode contemporaine. Luca Giannola est un exemple de la manière dont la construction d’une identité claire et authentique peut ouvrir des portes inattendues et créer des liens significatifs dans le monde de la mode.
Son approche de la positivité corporelle
Luca Giannola, professeur renommé d’histoire de la mode et de design à l’Istituto Rubbiani et à la Scuola Moda Cesena, a révolutionné l’approche pédagogique en introduisant sa propre technique de modélisation des tissus. Sa vision s’est manifestée pendant les cours avec les jeunes étudiantes, à une période souvent délicate de l’adolescence. Par le biais d’expérimentations créatives, il s’est engagé dans l’exploration de silhouettes féminines authentiques, impliquant les aspirantes stylistes dans le processus de création. Ces initiatives abordent des sujets sensibles, tels que les troubles alimentaires, dans le but de promouvoir une perception plus saine de son corps.
L’approche de M. Giannola, en plus de transmettre des compétences en matière de création vestimentaire, promeut une culture de sensibilisation et de respect de la diversité des formes corporelles. Son engagement a également été reconnu dans le domaine médical et scientifique, ce qui l’a amené à collaborer avec Ananke, un réseau de soutien pour les personnes confrontées à des situations complexes liées à la nutrition.
Étendant son influence aux foyers d’accueil, Giannola a organisé des séances légères et créatives axées sur les textiles et le drapage. Son initiative d’une séance de photos de mode avec des étudiantes a célébré la beauté authentique et naturelle du corps des femmes. Une approche éducative qui transcende la mode et contribue à la formation d’individus conscients et confiants.
Dans le cadre de la Fashion Week, plus précisément au Salon des Miroirs au cœur de Paris, j’ai eu l’honneur de rencontrer Luca pour en savoir plus sur un artiste unique.
- Bonjour Luca, merci de me donner l’opportunité de cette interview. Votre environnement familial, en particulier vos tantes et votre mère couturières, a beaucoup contribué à votre formation. Comment les leçons apprises et l’environnement créatif local ont-ils influencé votre vision artistique, devenant une partie intégrante de votre ADN ?
Bonjour Pierluigi, tout d’abord merci de m’avoir donné l’opportunité de réaliser cette interview. Je crois que la chance d’être né dans une famille de personnes créatives, en particulier mes tantes et ma mère, a été une base fondamentale sur laquelle j’ai pu planter et cultiver tout ce que j’ai appris en « jouant » en premier lieu. En effet, ce que faisaient mes tantes, je le recréais à ma façon sur les poupées de mes sœurs, et en grandissant j’ai découvert que ce n’était rien d’autre que du moulage.
- Quels sont les détails et les éléments distinctifs de la fusion unique de tissus, de formes et de couleurs dans vos créations qui ont attiré l’attention des amateurs de mode, des designers et des critiques ?
Je crois que chaque passionné de mode, ou initié à la mode, est frappé par différents facteurs. Il y a ceux qui sont fascinés par le confort des vêtements malgré leur structure complexe, ceux qui sont fascinés par la fusion de tissus parfois opposés les uns aux autres, même s’ils se marient bien, et ceux qui sont fascinés par le « fait main » à une époque où nous risquons parfois d’en oublier l’importance et la beauté.
- Comment avez-vous intégré le thème du genre fluide dans vos créations et comment cela se reflète-t-il dans votre désir d’explorer de nouvelles perspectives dans la mode contemporaine ?
Mon interaction avec le genre fluide est vraiment une toute petite partie pour le moment. C’est un défi qui m’a permis de coordonner une ligne avec de jeunes designers, ce qui m’a fait réaliser que je pouvais donner de la place à un thème aussi actuel et fascinant, même dans mes capsules, car les vêtements sculpture peuvent parfois être transversaux aux silhouettes canoniques de la mode, et certains d’entre eux peuvent être portés sans distinction de genre, mais j’ai encore beaucoup de travail à faire sur ce thème.
- Vous avez abordé des sujets sensibles tels que les troubles alimentaires, comment avez-vous contribué à favoriser une perception plus saine du corps chez les jeunes créateurs en herbe, le concept de Body Positivity ?
J’ai toujours essayé d’apporter ce que je suis dans tous mes projets, donc j’apporte aussi ma sensibilité. Avec certains groupes d’étudiantes, nous avons travaillé avec soin sur des dessins de corps se référant à des formes autres que les stéréotypes de la mode.
Nous avons dessiné pour chaque silhouette avec des jeux de formes et de couleurs, en créant un équilibre et une harmonie, en nous identifiant souvent aux formes mêmes de ces corps. C’était un travail plein de satisfaction.
- Le moulage va donc au-delà de la mode, il célèbre la beauté authentique et naturelle du corps des femmes. Pensez-vous qu’il ait sa place dans un contexte médico-scientifique ? Lorsque j’aborde un sujet délicat, qui ne concerne pas seulement la mode mais aussi l’aspect émotionnel, j’essaie d’être le plus prudent possible en me confrontant à des personnes qui ont des outils spécifiques sur certaines questions.
La comparaison est nécessaire et je maintiens qu’il est important de pouvoir développer un lien (si possible) entre la mode et le domaine médico-scientifique.
- Comment l’expérience de la Fashion Week vous a-t-elle enrichie et comment pensez-vous que la perception et la réception de cette technique par les stylistes et les designers dans une vision futuriste pourraient être ?
Je me sens chanceux car grâce à Alwaysupportalent, qui comme vous le savez soutient de nombreux designers, j’ai eu un espace pendant les événements de la semaine de la mode, faisant connaître non seulement mes capsules, mais aussi ma personnalité, ma façon d’être, et à ma manière, j’ai pu donner un message.
Comme je le dis souvent, le moulage n’est pas quelque chose que nous avons inventé aujourd’hui, mais une technique naturelle utilisée depuis les civilisations anciennes. Je crois que chaque créateur, tout en préservant et en développant sa propre identité, peut se souvenir de son importance, savoir à quel point il est nécessaire que les vêtements s’adaptent au corps et non l’inverse.

