Le sentiment de gratitude, dans chaque type de relation, implique une dimension très profonde de nous-mêmes. Pour cette raison, il n’est pas facile de prendre conscience de la façon dont nous éprouvons nous-mêmes la gratitude et surtout… l’absence de ce sentiment très important.
Le manque de gratitude, en particulier sur le lieu de travail, reste l’un des cas les plus difficiles à supporter. La reconnaissance des efforts déployés, l’investissement de sa propre personne et son engagement au travail et à la vie sont la base de l’estime de soi. Reconnaître l’importance des autres peut se faire de différentes manières, par exemple avec :
– un « merci »
– un compliment
– un encouragement
– une augmentation
– plus grande autonomie
– une valeur plus attentive à la responsabilité individuelle
La recherche de gratitude est absolument naturelle. Une salutation sans contrepartie dans le bureau, quand il est plein de collègues, un « merci » non-dit après des heures passées sur une pratique très complexe, les « j’aime » qui n’arrivent pas après la publication d’une photo sur Instagram , etc. … ce sont des choses petites et simples mais ce sont celles qui mettent le doute sur le plaisir, pas chez les autres.
Depuis que nous sommes des bébés, nous ressentons le besoin d’être reconnus et donc de grandir, nous adoptons toutes les astuces pour être compris, distingué et considéré comme … unique.
Il est inévitable de rechercher le plaisir de se sentir important, aimé et digne d’être reconnu.
Dans l’environnement de travail, les statistiques les plus récentes montrent que pas moins de 62% des travailleurs ne se sentent pas pleinement reconnus dans leurs tâches : certains pensent qu’ils ne sont pas suffisamment estimés, ils se sentent transparents… d’autres subissent même de réelles injustices.
C’est le cas d’un homme de famille de la classe ouvrière qui, après une période passée à la maison en raison d’une maladie grave, une fois de retour au travail, se voit même licencié.
Cet événement, bien que très grave et heureusement inhabituel, me rappelle la fable de l’âne tombé dans le puits.
À la base de tout cela, il doit y avoir une bonne part de reconnaissance de soi, ce qui peut, comme Patrick Collignon, expert en la matière, être encouragé par:
- Rappelez-vous des moments importants de votre vie où votre intervention a été déterminante pour une solution.
- Répéter chaque matin devant le miroir : « Je suis …«
- Modifiez vos phrases : « je suis stupide » avec « je suis distrait », « je suis nul » avec « je ne suis pas vraiment en forme », de cette façon notre cerveau s’habitue à formuler des phrases constructives.
- Faites une liste, chaque soir, des trois choses positives accomplies pendant la journée, même si la journée n’a pas été particulièrement excitante, mais il y aura eu quelque chose de positif.
Je vous invite donc à être spontané et serein, à saluer, féliciter, remercier, envoyer des salutations par un appel téléphonique et non par SMS, pour encourager, faire confiance, etc.
Donnez, donnez et gratifiez … attendez avec confiance, ou non, n’attendez pas … alors, quand cela arrivera, l’effet positif sera encore plus grand
Cependant, rappelez-vous toujours que :
- L’envie entraîne un manque de reconnaissance dû à l’ignorance et à l’impolitesse.
- Un simple « merci » ne coûte rien, mais sa valeur est immense et sa mémoire l’est encore plus
- Un sourire de complaisance, un clin d’œil de partage et de compréhension … petites choses d’une valeur absolue et inestimable !

